Un robot humanoïde réunit un corps mécanique, des capteurs et des fonctions d’intelligence artificielle. Son encadrement ne dépend donc pas d’un texte unique. En Europe, l’AI Act adopte une approche fondée sur le niveau de risque, tandis que d’autres règles concernent la sécurité des machines, le travail et les données personnelles.

Le contexte détermine le risque

La forme humanoïde ne suffit pas à classer un système. Les obligations dépendent de l’usage de l’intelligence artificielle et de ses effets possibles. Un robot qui déplace des bacs sous supervision ne soulève pas nécessairement les mêmes questions qu’une machine participant à une décision concernant une personne.

Le déploiement doit aussi tenir compte de la collecte d’images, de sons et de données de fonctionnement. Dans un lieu de travail ou un domicile, la transparence et la limitation des données deviennent essentielles.

Une responsabilité partagée

Le constructeur doit concevoir une machine sûre et documenter ses capacités. L’intégrateur doit l’installer dans un environnement adapté. L’utilisateur doit former les personnes, définir les procédures et surveiller les incidents. L’intelligence artificielle ne supprime aucune de ces responsabilités.

Le cadre européen peut paraître complexe, mais il fixe une direction utile : l’innovation ne doit pas reposer sur une confiance aveugle. Plus un humanoïde agit de manière autonome au contact des personnes, plus ses limites doivent être connues, testées et explicables.